Assassin Live At Zulu Nation Party NYC 2003


Découvert récemment ...Squat et Pyro foutent le feu !!! à T-ma d'Urgence !

Big Up aux fidèles de l'académie toi meme tu sais pour l'étérnité peace

Fuck Jacques Chirac Fuck Tony Blair Fuck George Bush

# Posté le lundi 02 avril 2007 13:58

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 10:48

Dj Duke Interview

Dj Duke Interview
Bonjour, pourrais-tu retracer ton parcours ?

Ça me gonfle... J'ai commencé en 87, j'avais vu Dee Nasty en soirée, je me suis dit que je voulais être DJ. J'ai un peu touché à tout, j'ai fait du graffiti à ce moment là aussi, j'étais pas super bon danseur donc au final je me suis dit que DJ c'était très bien pour moi. Faut dire que c'était une époque où quand tu croisais un B Boy tu savais que le mec était dans le hip hop; ces rencontres m'ont fait avancer. Aujourd'hui, un mec avec un baggie ça veut plus rien dire.


Après avoir produit pour le Lyonnais Casus Belli et participé à l'album d'Oxmo Puccino tu travailles sur quels projets à l'heure actuelle ?

Mon album solo comme producteur, sur lequel j'aurai pas mal d'invités, que ce soit Dilated Peoples, Afura, Planet Asia, J. Sands, Bahamadia, AG et quelques autres surprises. J'ai aussi une prod sur un maxi de Dilated Peoples et sur le dernier album de OC.


Pas de trace des Français avec qui tu as pu collaborer, où en sont tes relations avec Squat ou Profecy ?

Profecy est dans la peinture en ce moment, je le laisse faire son truc dans ce sens mais c'est pas inenvisageable qu'on bosse ensemble sur son deuxième album. Squat devrait sortir son album d'ici décembre, j'ai fait des sons dessus. Sinon je travaille aussi sur l'album d'Unité de Valeur; un groupe de Perpignan pour qui je fais les prises de voix et quelques prods.


Toi qui utilises pas mal les boucles Soul, comment as-tu ressenti l'engouement pour le Dirty South ?

Ça ne me dérange pas, c'est une vibe comme une autre. Je t'avoue qu'au début ça me gonflait un peu mais c'est en train de se structurer, c'est moins bordélique. De toute façon, c'est une bonne chose. Le rap n'aurait pas pu rester figé, y a des cycles, t'as eu Timbaland, les Neptunes, maintenant c'est le Dirty South et après y aura encore un nouveau truc. Moi c'est sur que le son qui va me toucher c'est plus le son de New York, mais même là, t'as des mecs dans le Sud, comme Scarface qui ont un son plutôt New-Yorkais. C'est une richesse tous ces courants.


Tu penses que la France va succomber à tout ça ?

Ça prendra, après je sais pas quel intérêt ça aura de faire une copie conforme, parce que t'as des personnages derrière tout ça. Un mec comme Lil' Jon qui est défoncé toute la journée, il va super loin. Comme les Français sont assez suiveurs, ça peut être rigolo, aujourd'hui ils imitent tous 50 Cent, je suis pas sur que ça guérisse le rap en France par contre.


Mais qui est responsable de la maladie du rap français ?

La radio, et les médias en général.


T'oublies quand même d'incriminer les rappeurs qui se plient à leurs exigences.

Tu peux pas blâmer un mec qui signe sur une maison de disque et qui lui obéit quand elle lui dit d'aller faire sa promo sur Skyrock. Parce que pour que le rap pèse il faut le vendre, donc passer par la radio. Mais le problème c'est que ces radios ont pris le monopole du rap; Bouneau écoute un disque avant qu'il ne sorte, il a un tel poids qu'il est devenu le directeur artistique du rap français... Quand tu vois les trucs horribles qu'il aime en plus !


Justement, y a pas mal de groupes qui ont fait de l'argent avec le rap à un moment, et qui aurait pu en réinvestir une partie pour créer un média qui les représente, au lieu de laisser ça à des radios déjà en place.

Le problème c'est que le rap est assez anarchiste, c'est impossible de le structurer. A ça s'ajoute le problème de l'argent : plus t'en fais plus tu veux en faire, c'est le piège et beaucoup de groupes sont tombés dedans. C'est difficile de les blâmer quand c'est des gamins de 20 ans, après moi j'ai évité le piège parce que je vois pas la musique comme un coup, c'est long. Les artistes qui m'ont marqué n'ont pas fait qu'un single.


T'en es où par rapport au deejaying, les compétitions ?

J'ai passé l'âge, je l'ai fait, mais faut laisser la place aux jeunes; je me vois pas passer huit heures sur mes platines, j'ai la production à côté, je suis jamais chez moi. J'ai toujours de la technique mais aujourd'hui tu vois des mecs de 20 ans qui ont un niveau de ouf, ça me fait plaisir. Je m'y intéresse toujours mais je me vois plus le faire, je suis plutôt DJ de soirées.


A quoi ça ressemble une soirée animée par DJ Duke aux platines ?

Principalement hip hop au niveau de la playlist. Je peux aller du truc super récent à un morceau de 92, y a quelques morceaux que j'aime et que je passerais de toute façon. Après faut savoir s'adapter, si je suis avec Pone on va se lâcher et passer tous les trucs qu'on aime; si je suis en boite de nuit en province je vais mettre quelques morceaux que les gens attendent, mais jamais du R'nB.


Sur scène avec Assassin y avait cette volonté de représenter les disciplines du hip hop, quand on voit les shows actuels on dirait que hip hop = rap

Ça peut paraître obsolète maintenant mais pour des mecs qui approchent la trentaine c'est normal d'avoir un DJ, du graffiti, tout ce qu'on sait faire sur scène. C'est pour ça que quand j'entends des mecs mal parler sur Assassin, j'ai envie de leur dire “Ecoute leurs lyriques, leur son et vois la daube que t'écoutes”. Que t'aimes pas Squat je m'en fous mais à ce jour, de toute la clique du rap français, les seuls à pas avoir baissé leur froc c'est eux. Après que t'aimes pas, c'est pas mon problème mais faut respecter. On a fait 120 dates en France c'était sold out, alors les zoulous qui se déguisent en 50 Cent et qui disent que le public d'Assassin c'est des fraggles, ils peuvent aller se faire enculer.


Quels sont les disques qui t'ont définitivement marqué ?

Le NWA avec Fuck the police; Straight outta Compton, c'est le premier truc West Coast à m'avoir retourné le cerveau, après y a eu les trois albums de Kool g rap même ce qu'il a fait chez Rawkus, le premier Nas, les Big Daddy Kane, c'est des trucs qui m'ont influencé au delà du son que je fais.


Logilo et Cut Killer ont réédité leurs vieilles tapes, tu vas céder à ce courant nostalgique toi aussi ?

Non. C'est fait, ceux qui doivent avoir ces cassettes les ont mais j'ai vraiment pas envie de les rééditer. C'est une autre époque; fallait être là.


Tu avais aussi enregistré un morceau pour IAM à l'époque.

Oui, ça c'était pour mon album qui n'est jamais sorti et qui ne sortira jamais. J'ai le CD chez moi, je l'écoute même plus, ça date de 97, ça ne représente plus du tout ce que je fais. Je sais que ça peut être du fourre-tout pour vendre de la mix-tape mais je ne fais pas de best of, je suis pas vendeur chez MC Do, le revival ça m'intéresse pas

# Posté le jeudi 29 mars 2007 14:19

Modifié le dimanche 08 juillet 2007 11:38

17 Octobre 1961 - Contre l'Oubli !

17 Octobre 1961 - Contre l'Oubli !
Le Massacre du 17 octobre 1961 désigne la répression ayant frappée une manifestation pacifique en faveur de l'indépendance de l'Algérie à Paris. Selon les estimations, entre 32 et 325 Maghrébins sont morts sous les coups de la police française, alors dirigée par le préfet de police Maurice Papon. Des dizaines de manifestants ont été jetés dans la Seine, tandis que d'autres sont morts dans des centres de détention dans lesquels ils sont restés enfermés pendant quatre jours.

Nié par les plus hautes autorités de l'époque, le massacre n'a commencé à faire l'objet de recherche qu'à partir du milieu des années 1970 et n'est vraiment devenu largement connu que lorsque Maurice Papon perdit un procès en diffamation contre un historien en 1999.

Bien avant la nuit du 17 octobre, la tension entre les membres du FLN et la police est déjà importante. Les nombreux attentats visant des policiers attisent la colère des forces de l'ordre. Au total, 22 policiers trouvent la mort dans les attentats du FLN de janvier à octobre 1961, alors qu'il n'y en a eu que 9 pour toute l'année 1960.

Alors que le gouvernement français tente par tous les moyens de tempérer les relations avec le FLN pour élaborer les Accords d'Évian, notamment en n'exécutant plus aucun membre du FLN, la police considère cela comme un sabotage de son autorité. Des groupes de policiers se forment donc et sur leur temps libre ils pratiquent des passages à tabac et des exécutions sur des nord Africains. Un pic de 54 cadavres de nord Africains sera recensé par l'Institut médico-légal du 1er au 16 octobre 1961.

Le Président de la république, le général Charles de Gaulle, considère que tous ces attentats du FLN sont un moyen de pression exercé sur l'État français. Ordre est donc donné à Maurice Papon, alors préfet de police de Paris, d'empêcher par tous les moyens les membres du FLN de se réunir et de manifester. Le préfet de police lance une série de mesures accroissant considérablement les contrôles divers et variés sur la population nord africaine. Elle est de plus en plus harcelée et humiliée par la police. Certains disparaissent même mystérieusement après une rafle des forces de l'ordre. À l'enterrement d'un policier tué dans un attentat du FLN, Maurice Papon dit : « Pour un coup reçu, nous en porterons dix » [1]. Et il assure à ses hommes que s'ils ouvrent le feu les premiers, ils seront « couverts »


C'est dans cette ambiance qu'il décide le 5 octobre d'effectuer un couvre-feu, fixé de 20h30 à 5h30, pour tous les « Français musulmans d'Algérie » de la région parisienne.

Voulant manifester contre cette mesure, les dirigeants du FLN décident d'organiser des manifestations pacifistes la nuit, en plein couvre-feu. Tous les Algériens de la région parisienne, femmes et enfants (même en très bas âge), sont alors « vivement invités », bien souvent sous la contrainte, à venir manifester pacifiquement contre la mesure. Le service d'ordre du FLN procède à des fouilles pour vérifier qu'aucune arme ne sera infiltrée.

Maurice Papon donne l'ordre d'intercepter tous les Algériens et de les empêcher par tous les moyens de participer à la manifestation. Des contrôles sont effectués dans tous les grands points de passage de Paris. De nombreux nord-Africains sont frappés et emmenés dans des centres de détention. La police annoncera plus de 11 000 internements, chiffre probablement inférieur à la réalité, dans des lieux réquisitionnés comme le Palais des sports ou le stade de Coubertin, ainsi qu'au Centre d'Identification de Vincennes. Ces détentions se prolongeront sur plusieurs jours, sans la présence de médecins ni de journalistes. Les témoignages de rescapés et d'appelés[3] feront état de passages à tabac et de décès pour défaut de soins.

Près du Pont Saint-Michel, les manifestants se heurtent à la police, de nombreux nord Africains sont alors frappés par les officiers de police, et certains, inconscients ou morts, sont alors jetés dans la Seine. Des témoins[4] décrivent dans de nombreux quartiers de Paris des scènes d'exécution à l'arme à feu, de mutilation à l'arme blanche et d'entassement de cadavres. Plus tard dans la nuit, la police lancera des ratonnades dans le bidonville de Nanterre. Un journaliste américain y parlera de Saint-Barthélémy moderne. Des policiers[5] évoqueront aussi un « massacre » dans la cour de la préfecture.

Des faux messages d'information sont même diffusés durant la nuit, relatant des échanges de coups de feu avec les manifestants et l'annonce de la mort de plusieurs policiers. Tous ces messages n'avaient qu'un seul but, attiser encore plus la colère des forces de l'ordre à l'encontre des nord Africains. Par ailleurs, l'hypothèse d'un débordement incontrôlé est à écarter, puisque Maurice Papon surveilla en personne le déroulement des opérations et se rendit même sur place pour vérifier leur efficacité


L'ampleur des violences en région parisienne, en particulier à Paris et à Nanterre, rendait impossible un étouffement complet de l'affaire. Progressivement la majorité de la presse, et même Le Figaro, publie des articles sur les exactions commises par la police, évoquant par exemple des « scènes de violence à froid » dans les centres d'internement. Le Monde, malgré une position ambiguë, rendra également compte de ces conditions de détention exécrables et l'invraisemblance des annonces officielles.

Le témoignage d'Élie Kagan sera publié dans le numéro suivant de Témoignage Chrétien (daté du 27 octobre). Cette édition consacrera un dossier complet au massacre des Algériens, avec un éditorial d'Hervé Bourges, qui vient d'être promu rédacteur en chef. C'est une photo pleine page d'Élie Kagan qui fait la Une du journal chrétien : on y voit un manifestant en sang soutenu par un journaliste américain. A l'intérieur, d'autres photos d'Élie Kagan comme cet Algérien touché d'une balle à la station de métro Solférino. D'autres photos de lui paraîtront dans le journal de gauche France Observateur. Curieusement si Témoignage chrétien est souvent saisi par Maurice Papon, et Georges Montaron poursuivi devant les tribunaux, ce numéro-là ne sera pas saisi.

La radio, par contre, ne révèle pas les événements. La télévision française raille la presse américaine, accusée d'avoir affirmé que « la Seine charriait des cadavres d'Algériens ».

Le 26 octobre, Georges Montaron, directeur de Témoignage Chrétien, Claude Bourdet, directeur de France Observateur, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, directeur de Libération, le RP Avril, directeur de Télérama, le Pasteur Lochard, Jean-Marie Domenach, directeur de la revue Esprit, Jean Schaeffert et André Souquière, organisent à la Mutualité, un meeting pour « protester contre les violences policières et la répression de la manifestation du 17 octobre 61 à Paris ».

Par la suite, la censure empêchera la publication de nombre de revues, de livre et de vidéos consacrés à ces violences. Néanmoins, à travers la grande presse, les témoignages directs (les faits avaient souvent eu lieu en pleine rue) et les parutions sous le manteau, les français furent globalement informés que des exactions sans précédent avaient été commises. Pourtant, les faits furent vite relégués au second plan, et Le Monde n'hésita pas à titrer quelques mois plus tard que les 8 morts du métro Charonne était « la répression la plus violente que Paris ait connu depuis 1934 ».


Au lendemain du 17 octobre, certains responsables politiques et journalistes s'indignent de la violence des forces de police. Ainsi Claude Bourdet, élu du PSU, interpelle Maurice Papon lors du conseil municipal de Paris du 27 octobre 1961 pour savoir s'il confirme les affirmations de la presse parisienne selon laquelle 150 corps ont été repêchés dans la Seine en 10 jours.

Cependant l'État, pendant de nombreuses années, fit tout pour empêcher que la vérité voie le jour. La création d'une commission d'enquête parlementaire, demandée par des parlementaires socialistes et communistes, est bloquée, la publication de plusieurs livres interdite, les bandes d'un documentaire furent saisies par la police (toujours sous les ordres de Maurice Papon). Jusqu'en 1981, la radio et la télévision, contrôlées par l'État, n'en parlent pas.

Si les partis de la droite française sont accusés d'avoir soutenu ces violences, les partis de la gauche sont accusés d'avoir également participé à cet oubli. Le Parti communiste français aurait fait passer l'événement de Charonne comme la réponse la plus violente de la police sur des manifestants pacifiques. Dans Charonne, 8 février 1962, l'historien Alain Dewerpe cite de nombreux propos tenus par des hommes politiques ou journalistes de gauche, notamment communistes, au cours des années 1970 et 1980, évoquant les massacres d'octobre. Il juge qu'au contraire, au cours des années 1990, c'est le 17 octobre qui a occulté Charonne, tout en laissant entrevoir la possibilité que cesse cette concurrence des victimes.


Ce n'est que dans le milieu des années 1970 et le début des années 1980 que l'on peut voir apparaître des livres relatant le massacre du 17 octobre.

L'écrivain Didier Daeninckx publie en 1984 le roman Meurtres pour mémoire, qui évoque sans le nommer Maurice Papon, en liant un ancien collaborateur au massacre de 1961.

La véritable médiatisation du massacre des Algériens à Paris viendra étrangement avec un procès en diffamation que Maurice Papon attente à l'historien Jean-Luc Einaudi. Ce dernier a publié en 1991 un livre dans lequel il relate très fidèlement les événements du 17 octobre. Son travail se base sur de nombreux témoignages (aussi bien d'Algériens que de policiers présents) et de documents du FLN. Il ne peut consulter les archives de la police de Paris, faute d'avoir les autorisations nécessaires. Mais ce n'est pas pour la publication de son livre que Maurice Papon porte plainte, mais pour celle d'un article paru le 20 mai 1998, dans Le Monde, où Jean-Luc Einaudi écrit : « Je persiste et signe. En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de l'ordre agissant sous les ordres de Maurice Papon ». L'ancien préfet de police perd son procès en mars 1999 et c'est avec ce dernier que le massacre du 17 octobre revient véritablement sur le devant de la scène médiatique.

Il faut attendre le 17 octobre 2001, quarante ans jour pour jour après les faits, pour qu'un élu reconnaisse officiellement le massacre des Algériens à Paris. C'est le maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, qui inaugure la plaque commémorative sur le pont Saint-Michel. Aucun représentant de la droite municipale ne désira participer à la célébration.

Le jour même, l'après-midi, à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'État à la Défense chargé des anciens combattants Jacques Floch évoqua notamment à propos des événements du 17 octobre « un couvre-feu appliqué sur la base du faciès ». La plupart des députés du RPR et de Démocratie libérale ont alors quitté l'Assemblée nationale, critiquant la « récupération politique » d'un tel évènement.


La responsabilité de l'État français ne s'arrête pas à Maurice Papon, elle va bien au-delà. Tacitement, les plus hauts responsables politiques en place (principalement Michel Debré alors premier ministre et Charles de Gaulle) laissent à Maurice Papon la liberté de répondre par la force au problème du terrorisme du FLN en France.

# Posté le mardi 20 février 2007 12:05

Pyroman et Neda " le Jour Pi "

Pyroman et Neda " le Jour Pi "
Depuis Kabal en 1996, c'est la première fois qu'Assassin Productions nous présente un nouveau poulain : il s'agit de Pyroman, jeune (19 ans) rappeur d'origine congolaise qui est apparu pour la première fois en 1997 sur le titre collectif "L'académie Mythik". En 1999, il sort après deux maxis, son premier album en collaboration avec le musicien venant d'Uruguay Neda. En 16 titres, Pyroman nous expose sa façon de voir le rap et tous les sujets qui lui tiennent à coeur. Le rappeur semble vraiment très sincère dans ses lyrics, et il est très bien accompagné par Neda et ses instrus toujours plus sublimes les uns que les autres.

Le premier titre "Pyroman", après une intro originale, est agrémenté d'un super refrain "YiPiYiPiYaYiPiYoYiPiYee, j'prends le microphone, et maintenant tu le sais " ! Moins léger, le titre suivant est "Brazza", titre déjà sorti en single, où Pyroman évoque la guerre civile dans son pays d'origine : il met en cause, et les lyrics sont engagés et conscients, c'est un très bon morceau. Les titres suivants sont aussi intéressants, en particulier le duo avec Radicalkicker "Nom de code : schmit" dont le refrain prévient d'une révolte prochaine, c'est une fois de plus un titre engagé mais pas violent, le problème policier est traité avec sagesse, malgré un refrain plutôt révolutionnaire (je ne vais pas m'en plaindre) : "Je ravitaille mes homeboys en munition, bientôt la volaille aura sa putain d'punition, unissons-nous à la guérilla, la bataille est enclenchée on verra qui périra". Le titre "Affaire non-classée" avec G-Kill des 2 Bal traite de la colonisation et de la néo-colonisation, les rappeurs y réclament "Ouvrez les dossiers !". "Illusion" est un titre conscient sur l'immigration, "Qui connait demain ?" est très sincère aussi, tout comme le plus léger "Pose ta ?!##" qui traite de l'alcoolisme... Bien-sûr, on retrouve Rockin'Squat sur le très bon "Prisonnier de l'étau" avec des guitares magnifiques. Puis vient le titre collectif "Par temps de pénurie" qu'on peut écouter en boucle sans se lasser : Pyroman, les 5 mcs de Starflam, Rockin'Squat, Profecy, Radicalkicker, pour un super morceau réalisé par Mig one et Fatal B de Starflam.

Pour un premier album, Pyroman et Neda surpassent de nombreux rappeurs "expérimentés" français, et cet album a été trop peu vendu vu la qualité.


note perso :un album terrible sur tout point de vue ! Pyroman , un Mc d'exception !!! le titre " Brazza " est magnifique

# Posté le mardi 13 février 2007 13:40

Sabac Red

Sabac Red
Sabac is real, real in the sense that he helps kids, speaks positive solutions, and represents change through action. He has been with the City Kids foundation for over 10 years helping kids from all over NY, sitting with them, listening to their problems, and helping them. He also does workshops and coalition in schools. He rhymes in the group Non-Phixion and has been doing his thing for years repping Brooklyn to the fullest. What makes Sabac dope is he reps "THE REVOLUTION" but he doesn't do it through "RACISM", but rather through facts, ideas for logical solutions and through a mentality supporting "EQUALITY", something that don't exist in hiphop right now.

Sabac is not like all these fake ass racist wannabee revolutionaries that doesn't understand what it is to make "REAL CHANGE". Look out for "SABACOLYPSE - A CHANGE GON' COME", cuz shit is real right now, A CHANGE WILL FUCKING COME!!!!!! BITCHES!!

# Posté le vendredi 02 février 2007 14:44